Samba

Samba est entrée dans ma vie en 1996, peu de temps après mon accident de voiture. Elle m’a malheureusement quittée fin 2014, à 18 ans.

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Samba

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Je ne sais pas quel âge elle avait mais c’était encore un chaton. Je ne pouvais pas marcher mais j’étais allée voir mon cheval avec une amie qui me l’a sorti en promenade . Samba les a suivis sur le chemin du retour jusqu’au au centre hippique alors que mon cheval marchait au pas le long du chemin de retour vers l’écurie. Mon amie pensait qu’elle allait rebrousser chemin mais elle les a accompagné malgré la présence de chiens au coté de mon cheval. Elle n’avait visiblement pas peur ! Le gros problème, c’est que le doberman du propriétaire du club hippique avait déjà tué 2 chats et que cela n’avait pas l’air de le déranger…

Le chaton n’avait absolument pas peur mais moi je craignais très fort pour sa vie !  A son arrivée au club, elle a eu tout de suite beaucoup de succès auprès des gens présents car elle était vraiment craquante. Tout le monde était d’accord pour dire qu’il ne fallait surtout pas la laisser là mais, bien sur, personne pour vouloir la prendre ! Moi j’habitais en appartement et j’avais 2 chiens non habitués aux chats. Je pensais donc que mon environnement n’était pas forcément ce qu’il y avait de mieux pour elle qui avait déjà une bonne expérience de l’extérieur et qui allait se retrouver enfermée. Comme j’allais partir et que le chaton était entré dans le box de mon cheval, j’ai décidé de la ramener quand même à la maison car je préférais lui offrir une vie chez moi que d’apprendre qu’elle avait fini croquée par un chien prédateur. Bien sur, il n’y avait pas d’habitation à proximité et personne ne la connaissait. Samba a donc pris le chemin de la maison.

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Samba

Samba avec Gamin

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Je craignais un peu la cohabitation avec mes chiens les premiers jours mais elle a très vite su mettre tout le monde dans sa poche. Un de mes chiens s’est même attribué le rôle de protecteur. Il n’aurait pas fallu toucher à sa protégée ! C’est vrai qu’elle était craquante la minette…

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Samba

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Comme c’était une époque où j’étais immobilisée à la maison et donc plutôt disponible, c’est sans doute l’animal dont je me suis le plus occupée. A cette époque, j’avais dû prendre quelqu’un pour me promener mes chiens alors qu’avec Samba, je passais toutes mes journées. Je n’ai jamais autant joué avec un chat. J’ai passé des heures, assise par terre à la faire tournoyer avec des bouts de ficelle car bien sur, un chaton s’amuse avec des petits riens…

Du coup, Samba a été tellement occupée qu’elle s’est très bien adaptée à la vie en appartement parce que je lui ai proposé beaucoup de stimulations, j’ai aménagé l’appartement pour lui faire des parcours de jeu et même si elle passait du temps à observer l’extérieur depuis le balcon, je n’ai pas ressenti de manque chez elle. 

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Samba

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Cette situation a duré au moins un an et quand j’ai recommencé à marcher, on a pas mal voyagé. Là aussi, j’ai hésité à la prendre car j’avais lu qu’un chat était plus attaché à son territoire qu’à ses maitres mais je n’avais pas cette impression. J’ai donc décidé d’emmener Samba partout avec nous au même titre que les chiens.  

Samba

Samba en vacances

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Elle a énormément voyagé avec nous car, à cause de ma jambe, j’ai du faire pas mal de cures thermales et à l’époque nous partions assez loin en vacances, en gite la plupart du temps à cause des chiens. Elle a fait de grands trajets en voiture. Elle voyageait dans une caisse. Je l’avais habituée au collier et à la laisse et quand nous nous arrêtions sur les aires d’autoroute, je la sortais comme les chiens pour faire pipi et elle faisait presque sur commande. Elle a sillonné une grande partie de la France en voiture et même en bateau pour se rendre en Corse.

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Samba

Samba en vacances

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Samba  s’est toujours très rapidement adaptée aux nouveaux environnements. Je craignais toujours qu’elle vive mal  le retour à la maison après avoir goûté la liberté des vacances mais elle reprenait très vite ses habitudes et elle n’avait pas l’air d’en souffrir.

Puis, comme tout le monde, nous avons déménagé plusieurs fois. Nous avons vécu en maison, puis en mobil’home et enfin à nouveau en maison. Elle a traversé tout cela sans le moindre stress et s’est adaptée à chaque fois avec une facilité déconcertante. Mes autres chats n’ont pas connu autant de mouvement mais je suis sure que cela ne leur aurait pas posé plus de problèmes.

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Samba

Samba et Chipie

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Lorsque j’ai ramené Chipie, elle l’a tout de suite bien acceptée mais à cette époque là, elle vivait pas mal dehors, même si elle aimait bien aussi rester de longs moments à la maison. Elle a gardé de ses premières années en appartement et de ses séjours en vacances où nous ne restions jamais très longtemps, une habitude très précieuse qui consistait à évaluer son nouveau territoire mais à ne jamais s’éloigner de la maison. Je pense que c’est en partie pour cela qu’elle a eu une vie assez longue !   

Samba est celle, de tous mes animaux, que j’ai gardé le plus longtemps, en dehors de mon cheval mais lui ne vivait malheureusement pas avec moi !

Quand j’ai ramené les chatons, les choses ont été plus difficiles. Je ne me suis pas posé de question dans la mesure où elle avait bien accepté Chipie et où je pensais que des chatons seraient bien accueillis. J’espérais même de sa part un comportement maternel vis à vis d’eux qui avait été sevrés beaucoup trop tôt et n’avait pas eu suffisamment leur mère. Malheureusement, ce ne fut pas du tout le cas. Elle les a complètement rejeté  et m’a fait comprendre son opposition à leur présence à la maison. Certes, elle avait déjà 11 ans et n’avais sans doute pas envie d’être embêtée mais les chatons ne l’importunaient pas car ils jouaient beaucoup entre eux. Elle n’était vraiment pas gentille avec eux et leur manifestait une franche hostilité. Même avec moi, son comportement a beaucoup changé. Elle est devenue beaucoup plus indépendante, presque acariâtre par moments. Je n’ai plus jamais retrouvé la chatte de nos premières années. Alors qu’elle a toujours très bien accueilli l’arrivée de nouveaux chiens, je pense qu’elle m’en a toujours voulu de la présence des chatons. Elle a mis beaucoup de temps à les tolérer mais par la suite, elle les a toujours traité avec beaucoup d’indifférence. Elle n’a noué de relation avec aucun des 3 qui étaient pourtant adorables avec elle et ne l’ont jamais ennuyée.

  

Samba

Samba et Caïd

J’avoue avoir mal vécu cette situation qui m’a beaucoup attristée dans la mesure où j’avais envie de voir tout le monde heureux autour de moi et qu’à partir de l’arrivée des chatons, elle ne l’a plus été du tout au début et que même si çà s’est arrangé par la suite, je n’ai jamais retrouvé la chatte d’avant leur arrivée ! 

Cela m’a fait réfléchir au fait d’accueillir toujours plus d’animaux mais je me suis dit que son attitude était quand même très égoïste, qu’elle avait été contente de me trouver sur son chemin quand elle en avait besoin, que je ne la délaissais pas pour autant, c’est elle qui rejetait et les chatons, et mes manifestations d’affection. Après tout c’était son problème et je ne voulais pas lui céder là dessus. La condition pour venir chez moi et elle est valable pour tous mes animaux, c’est de supporter le fait de me partager car j’en prendrai toujours autant qu’il m’est possible de le faire. Il y a trop de misère et même si ce n’est qu’une goutte d’eau, je veux pouvoir me dire que j’ai offert une belle vie au plus possible d’animaux qui ont croisé ma route.

Les choses se sont arrangées avec le temps mais les relations avec les chatons devenus chats, n’ont jamais été telles que je les aurais souhaitées. Ce sera sans doute mon plus grand regret dans ma relation avec Samba.

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Samba

Ses dernières années

Samba a vécu une belle et longue vie de chat puisqu’elle m’a quittée à 18 ans passés, en quelques jours, d’une insuffisance respiratoire. Ses derniers instants ont été très difficiles. Elle est partie en quelques jours mais je regrette sa dernière journée. J’ai attendu un jour de trop avant de la soulager et je pense qu’elle a beaucoup souffert le dernier jour car elle cherchait sa respiration. Maintenant, c’est toujours plus facile après de se dire qu’on a trop attendu… Savoir quel est le bon moment dans de telles situations est l’instant que je redoute le plus car c’est tellement difficile de devoir prendre la décision à leur place ! Et puis, 18 ans de vie commune, ce n’est pas rien ! c’est dur de mettre le mot « FIN ».